« Muléum » – Erlend LOE: une oeuvre littéraire scandinave à découvrir

Ne connaissant pas la littérature scandinave, j’ai décidé de m’y plonger cet été afin de m’imprégner de cette culture, de cette histoire, de ces auteurs.

Après avoir commandé une série de livres, mon attention s’est portée sur Muléum, d’Erlend Loe.

Erlend Loe écrivain norvégien et né en 1969 à Trondheim, est auteur, scénariste et traducteur. Erlend Loe a une relation particulière avec la France: il y a été scolarisé, mais le mal-être vécu dans notre pays a fait de lui l’écrivain qu’il est aujourd’hui, pour notre grand bonheur.

Muléum, paru en juillet 2012, est le récit d’une jeune fille qui a perdu ses parents ainsi que son frère dans un accident d’avion, au-dessus du sol africain. Julie est décidée à en finir. Cependant, toutes ses tentatives se solderont en échec. Afin de multiplier les chances de s’écraser elle aussi, elle parcourt le monde entier, à la recherche du vol ultime, qui la rapprochera de sa famille. Au fil de ses nombreux voyages, elle découvrira des personnages étonnants. Lui vient alors une folle envie de vivre.

La question de la mort est présente dans tous les esprits. La perte de proches est un événement terrible, qui pousse parfois les personnages touchés à commettre le pire. Julie ne peut sortir de cette spirale infernale et tente par tous les moyens d’en finir. Malheureusement, Julie n’excelle pas dans l’art du suicide.

Ce roman m’a énormément plu, dans la mesure où l’on découvre un drame familial et toutes les conséquences qui s’en suivent, on apprend également à connaître une adolescente seule, perdue et désespérée. Mais au delà de la douleur humaine, on est également transporté dans un univers qui risque bientôt de s’écrouler. L’histoire s’arrêterait très vite si Julie était parvenue à mettre fin à ses jours. Plus il y a d’échecs, plus Julie remet sa mort en question. Jusqu’à l’ultime tentative, celle qui est à deux doigts de fonctionner, celle qui permettrait à Julie d’atteindre cet objectif, fil conducteur du récit.

L’héroïne, lors de ce passage, nous prouve que la mort n’apporte que néant, et qu’il n’y a rien de mieux que la vie. La vie, celle dont nous devons profiter chaque instant, celle qui ne tient qu’à un fil. La vie, présentée à la fin du roman comme une expérience formidable.

 

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