Tarik Kiswanson : un jeune artiste suédo-palestinien à Paris.

Retour sur l’exposition « Come, come, come of age » de Tarik Kiswanson à la fondation d’entreprise Ricard.

Le tapis rouge nous a mené au premeier étage de la Fondation d’entreprise Ricard. Oui comme le célèbre alcool méditerranéen. C’est ici qu’étaient exposées les oeuvres les plus récentes de Tarik Kiswanson, jeune artiste d’origine palestinienne né et élevé au sud de la Suède, à Halmstad.

Qui est l’artiste ?

Diplômé de la Saint-Martin School de Londres et des Beaux-arts de Paris en 2014, il est exposé en France et en Allemagne avant de devenir l’une des figures émergentes de la FIAC en 2016 et de participer à la biennale Performa à New-York en 2017. Il est aujourd’hui représenté par la galerie internationale Almine Rech (présente à Paris, Bruxelles, Londres,New-York) et la galerie berlinoise Carlier Gebauer.

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Tarik Kiswanson, Mother Form, 2018.

Quel est son univers ?

Les oeuvres ouvrent un dialogue visuel et conceptuel autour de problématiques culturelles mettant en place de nouvelles interactions entre art et design. On se déplace entre les sculptures métalliques, longeant les murs où des enceintes nous mènent à la rencontre de l’artiste et d’un petit garçon. Le dialogue poétique qui nous parvient questionne les rapports au corps, à l’identité, à la vie et à la mort et nous guide dans la compréhension des oeuvres.
Au premier abord, on est interloqué, quelque peu surpris par ces sculptures de métal qui ressemblent à des machines ou à des bureaux. Quatre installations aux dômes de Plexiglas investies de quelques interstices nous donnent envie d’y glisser nos mains. Des couveuses ? Oui, mais où est le bébé ? La structure de fer lie la naissance à un matériel médical froid, une bureaucratie tranchante. À l’intérieur de ces couveuses industrielles se trouvent plusieurs microcosmes.

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Tarik Kiswanson, Mother Form, 2018.

La démarche de Tarik Kiswanson est assez surprenante, il nous livre un parcours personnel à travers de petits éléments au coeur de ses oeuvres. Une rose de Jéricho se trouve dans la maquette de l’appartement parisien de l’artiste. Cette plante pousse à l’origine dans le désert et est capable de reprendre vie après de très longues périodes de sécheresse en se recroquevillant sur elle-même. Entre humain et création robotique, la sculpture d’un petit garçon au bras de fer semble être un clin d’oeil aux nouvelles technologie et aux questionnements trans-humanistes.

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Tarik Kiswanson, Birth, 2018.

L’exposition s’est terminée aujourd’hui après un mois et demi de permanence. Tarik Kiswanson est encore assez peu connu de la scène artistique mais la poétique de son oeuvre mérite le détour. On entendra sûrement bientôt reparler de cet artiste dans le monde de l’art parisien et
international.

La fondation d’entreprise Ricard accueille plusieurs expositions par an et a pour but de porter de jeunes artistes sur le devant de la scène.

La prochaine exposition intitulée « INTOTO 6 » sera ouverte aux visiteurs à partir du 27 Avril.

Informations pratiques :

Fondation d’entreprise Ricard
Entrée gratuite, visites commentées le mercredi à 12h30 et le samedi à
12h30 et à 16h

Métro concorde ou madeleine
12 rue Boissy d’Anglas, 75008 PARIS. 1er étage.

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